• Bon, vous vous en doutez: mercredi soir, j'avais grave envie de me défouler. Et là, ça tombe super bien, parce que: UN, le mercredi 17 mars, c'est la St Patrick (un peu le Saint patron de la bière et de l'Irlande, quoi...), et DEUX, c'est le jour qu'on avait choisi de longue date pour se faire une soirée écossaise!!! Bon, j'avoue que le mélange est osé... faire une soirée écossaise un jour où l'Irlande est dans toute les bouches (en fait, elle est dans toute les pintes, donc indirectement dans les bouches... Vous me suivez?) Mais bon, l'expérience s'est montrée plus que concluante. Laissez-moi vous racontez  tout ça...

     

    Le coup de la soirée écossaise, ça faisait un bail qu'on y pensait. Toute la baraque était bien sûr conviée... sauf Chrysa-Le-Courant-d'Air (alias MD3... et... oui, bien sûr, l'idée est partie de moi ;o), bien sûr, mais la question ne se posait même plus. Alors, pour ceux qui se le demandent, une soirée écossaise, ça consiste en un repas typiquement écossais: un "haggis", bien arrosé par de la bière écossaise et du whisky... ben... écossais.

    Dans un premier temps, vous mettez deux écossais aux fourneaux dès l'après midi. Laissez-les préparer ce plat à base de panse de brebis farcie (hummmm... dit comme ça, ça donne envie, non?... Non?!? Allez... un peu de boyau de brebis...). NOTE: il faut avoir pensé à commander les ingrédients quelques semaines auparavant chez votre boucher préféré... parce que ça ne se vend pas tous les jours quand on est pas en Ecosse, ça! Fournir de l'alcool écossais aux cuistots pour parfumer les plats... (là, je dis parfumer, mais c'est un euphémisme: noyer serait le mot juste ;o).

    Servez le plats à une attablée composée de 4 français, 1 taiwanais, 1 anglais (qui se fera battre une semaine plus tard au tournois des six nations) et 2 écossais. ATTENTION: prendre soin d'écarter d'éventuelles épices grecques qui dénatureraient le goût. Laissez macérer le tout dans (dans l'ordre): du whisky en apéro, de la bière écossaise tout le long du repas (prévoir un litre par personne) et du whisky pour finir (pensez à finir la bouteille... c'est toujours ça de vaisselle en moins ;o)

     

    Je vous garanti le résultat!!! Tout ce petit monde est chaud en moins de deux, c'est carrément bon, même si je n'en mangerais pas tous les jours... Ca fait comme une petite lourdeur dans l'estomac, quand même... Et je n'en prendrais pas non plus au petit dej', ce qui me différencie de l'écossais que j'ai chez moi... impressionnant, j'vous jure!!! Avec ça, super soirée. Tout le monde s'éclate, on découvre des choses intéressantes sur un peu tout le monde... bref super sympa.

     

    Quand le repas est bel et bien fini et que le rythme de la soirée fléchit un peu, j'en profite (vers 22h30), pour rejoindre des potes au CSA, pour la fin de la soirée St Patrick... je leur avais dis que je passerais. Normalement, je n'aurais du faire que passer, en effet, vu que le CSA ferme à 23h en semaine... sauf que là, devant l'ambiance, ils n'ont pas pu fermer avant minuit. Me voilà donc embarqué dans cette soirée endiablée... Placée sous l'égide de l'Irlande, cette fois... Il y a pas mal de différences, mais concrètement, ça revient un peu au même dans les faits: on boit. Alors re-belote (mais pas encore dix de der'... ça vient plus tard).

     

    Il est minuit quand Ploplo, Julien et moi, on rentre – chez moi – après cette soirée mémorable. Là, on pense trouver une maison peinarde... Que nenni (firent-ils avec dédain ;o) La baraque est en ébullition: Bomberman party générale!!! (et dix de der'!!!) Autant dire que ça donne... Ploplo et Julien se joignent à nous pour des parties endiablées qui feront vibrer toute la maisonnée jusqu'à une heure du mat' passée... Et c'est bien là le hic...

     

    En effet, un évènement était survenu pendant la journée: un nouveau colocataire, le remplaçant de Chrysa, a débarqué. C'est un indien de 25/30 ans, marié, qui a l'air gentil, mais qui ne prend ni de porc ni d'alcool (ça vous dit quelque chose?). Donc, forcément, il était moyennement tenté par la soirée irlando-écossaise... et il est parti se coucher... plus tôt que nous, fatalement. Inutile de dire que le premier contact a été assez traumatisant pour lui... Imaginez que vous débarquez dans une baraque d'ivrognes qui gueulent sans états d'âme jusqu'à pas d'heure... ça refroidi un peu, non? Enfin bon, s'était exceptionnel, et on le rassurera le lendemain... Ironie du sort: il avait changé de maison parce que ces anciens colocs étaient trop bruyants... affaire à suivre.

     

    Bref, nous voilà vers 1h15 du mat', je suis encore grisé, je sents la fatigue qui monte petit à petit et j'ai cours le lendemain matin... mais je reste éveillé jusqu'à l'heure de mon ultime mission de la journée: amener Pierrick à la station de bus de la ville d'à coté... à DEUX HEURES DU MAT' !!! Je vous l'avais bien dit, qu'il me le ferait payer, le coyote!

    Mais bon, la mission se passera sans encombre. Je tiens d'ailleurs à remercier Julien, qui est resté discuter avec moi jusqu'à l'heure fatidique de la livraison du Pierrick, alors qu'il devait être au moins aussi fatigué que moi... chapeau bas, monsieur!

     

    Pour conclure, j'ajouterais simplement que je me suis tout de même rendu à mes cours le lendemain... même si mes facultés mentales n'étaient pas vraiment au rendez-vous. Je dois également avouer qu'après les cours, j'ai fait une petite sieste pour récupérer un peu... avant le reste de la semaine qui s'annonçait plutôt chargée... mais que du bon, je vous le promets ;o)

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  • Mercredi 17 mars, je me lève péniblement. Premièrement parce que je ne me couche pas super tôt depuis quelques temps, surtout que j'ai passé une partie de la nuit à écrire des articles de mon blog (car oui, figurez vous que j'ai un blog, moi... si!), et que j'ai cours cette semaine, donc, globalement, on peut dire que je manque un peu de sommeil... Deuxièmement, si j'ai du mal à me lever, c'est aussi parce qu'il est 5h30... du matin!!! (le vrai, celui avec le soleil qui se lève et tout et tout... impressionnant... j'en avais les larmes aux yeux... euh, en fait, c'est que j'en ai tellement chié pour les ouvrir, les yeux, que c'est vrai, que je les avais humides). A cause de c'est enfoirés de chez Rolls-Royce, je dois me levez avant six heure du mat, pour aller prendre le bus à 6h30 (oui, oui, toujours du matin... dingue, je vous dis!!!). Bon, le topo, c'est qu'on doit se rendre au siège de chez RR pour le fameux "UTC Annual Review". Bref, levé avant 6 heures...

    RR: 1 - mon cul: 0

    note: le mystérieux opposant sera dénommé par l'obscur nom de code "RR", pour des raisons de confidentialité.

     

    Malgré les craintes de mes colocs qui partagent mon malheur (Ben et Pierrick), je refuse catégoriquement de me mettre en costard pour ces trous du cul... D'autant qu'aujourd'hui, moi, je n'ai pas de présentation à faire, j'y vais juste "parce qu'il faut être là", et j'espère me gaver au déjeuner. Ils se mettent en costard, pas moi. J'emmerde les gars de chez RR (donc avec mon cul). Résultat?

    RR: 1 - mon cul: 1

    Remarque, c'est la première fois que je marque un point contre ces salops... Ca se fête!! Enfin bon, honnêtement, la victoire sera de courte durée: arrivé au bus, tout le monde (une vingtaine de personne) est en costard, sauf moi...et Stéphane, mon compagnon de galère pour cette journée. On se sert les coudes, et je maintiens avoir marqué un point... la fin de l'histoire ira dans ce sens.

     

    Voyage en bus. J'ai la tête dans le cul. Je résiste un peu et je succombe à un petit somme au bout de quelques quarts d'heure... repos de courte durée, on arrive juste après... :o(   Les salops, on dirait qu'ils ont tout calculé pour nous pourrir la vie...

    Il est 7h45, on arrive à Derby... avec presque UNE HEURE ET DEMI D'AVANCE!!! arrrrrrrrgghh!!! On aurait pu dormir au moins une heure de plus...

    RR: 2 - mon cul: 1

    A peine le temps de se masser l'anus, déjà RR enchaîne avec un upercut du gauche... A cette heure matinale, on nous convie à aller prendre un petit dej'... Sympa, sauf que, dans l'état où j'étais, les haricots et le sandwich au fromage anglais, c'était pas vraiment ce à quoi j'aspirais...En plus, heureusement que je ne déjeune pas: ils nous font payer, ces pourris!!! Même le café!!! Tu parles d'une réception dans la classe. C'est un coup bas, mais il faut reconnaître qu'on s'est bien fait avoir.

    RR: 3 - mon cul: 1

     

    Finalement, l'attente se termine et la réunion va commencer. Il est 9h30. Des tables sont disposées en "U" vers l'écran, avec une vingtaine de chaise et, disposées de manière régulière, des bouteilles d'eau par groupe de deux (plate et gazeuse) avec des verres. Bon, là, faut avouer qu'ils font ça plutôt bien: c'est de l'eau de marque (pas évian, mais bon... on ne va pas faire la fine bouche) et c'est bien d'être reçu avec certains égards, ça fait toujours plaisir.

    SAUF QUE...

    Au moment de s'asseoir, c'est là qu'on se rend compte que toute cette logistique n'a jamais été prévue pour nous!!! Déjà, les pontes de chez RR s'installent, nos directeurs aussi, et... ben toutes les places sont prises... et c'est là qu'on se rend compte que nous, on doit s'asseoir comme des merdes le long du mur, sur des chaises (rembourrées, au moins... c'est toujours ça de pris), sans table, encore moins de bouteille d'eau et tout ce qui va avec.

    Là, je dis: joli! Si si, bien joué. C'est dans des cas comme celui là que je me rends compte que j'ai encore plein de choses à apprendre, dans la famille "coups de pute et compagnie".

    Résultat: non seulement on fait potiche et on a l'air ridicule, mais en plus, on ne sert à rien... ce qui se confirmera tout au long de la journée: on ne nous a rien demandé, on ne s'est jamais adressé à nous, et les comptes-rendu et discussions qui se passaient devant nous, on s'en foutait comme de la fête de la grande-tante du Pérou qu'on ne sait même plus si elle est encore en vie... On était juste là, assis sans même une table pour avoir une contenance ou même poser ses bras, et on devait rester éveillé et faire semblant de s'intéresser à ce qui se disait... et encore, vu que personne ne nous jetait un seul regard, s'était presque facultatif. On est resté planté là toute la journée, avec pour unique fonction de faire une frise joliment assortie, qui change un peu des tableaux habituels et qui permet à ceux qui discutent devant nous de se sentir importants... Bref, en plus d'essayer de ne pas s'assoupir (et c'est horrible, quand on n'a RIEN à faire et qu'on nous oblige à rester ASSI, SANS TABLE!!!), il faut se contenir, parce que je vous promet qu'on enrage, après quelques heures dans cette position et qu'on à l'impression qu'on se fout royalement de notre gueule  >:-(

    Donc...

    Pour le ridicule de la scène et l'humiliation qui s'ensuit:

    RR: 4 - mon cul: 1

    Pour le foutage de gueule, parce que ça dure UNE PUTAIN DE JOURNEE ENTIERE:

    RR: 5 - mon cul: 1

     

    Cerise sur le gâteau, moi qui me consolait en me disant que je me vengerais sur le déjeuner (au siège de Rolls-Royce, ça pouvait pas être dégueu...), et bien, une fois de plus, je l'ai eu profond: à midi, arrivage de petits fours, tous aussi mauvais les uns que les autres... J'aimerais dire que j'y mets de la mauvaise fois, mais en plus, c'est même pas nécessaire!

    Le score est sans appel:

    RR: 6 - mon cul: 1

    Jeu, set, et enculade profonde à sec. RR gagne par défonçage en règle.

     

    ...

     

    On peut quand même noter quelques points positifs (bien maigres, mais on se raccroche à ce qu'on peut).

    -          le costard ne servait qu'à teinter la jolie frise murale avec des petites touches de couleur grâce aux cravates... ce qui me permet de marquer mon premier point face à RR: je suis un des seuls à ne pas m'être fait enculer sur ce coup là... et vu qu'ils s'y connaissent pas mal dans ce domaine, j'ai de quoi être fier.

    -          J'ai vu un de mes profs qui m'a trop impressionné. Le gars en question est directeur de là ou je bosse, il a un age canonique (il y a même des paris qui courent entre nous sur son age), il a déjà bossé plus de 30 ans chez RR et c'est (vraiment!!!) un gros ponte dans son domaine. Tellement que, quand il parle, les pontes de chez RR, eh ben ils ferment leur gueule et ils disent "amen"... Et ça, ça fait plaisir à voir.

    -          Dans le même genre, ce mercredi, c'était au tour du responsable de chez RR qui chapote ce qui ce fait chez nous de présenter son boulot à ses boss. En gros, c'est le type qui nous – et moi en particulier – en a mis plein le fion il y a quelques semaines, qui s'est fait défoncer à son tour... Et ça, ça n'a pas de prix!!! Niark niark... détail malsain: j'ai vraiment pris mon pied à le voir se faire atomiser devant moi... Y a tout de même une justice dans ce bas monde!

     

    Au final, si on fait le compte, on arrive (en trafiquant l'importance de mes "victoires") à:

    RR: 6 - mon cul: 3

     

    Donc, défaite sévère, oui, mais c'est toujours mieux que la roue de vélo que je suis prise la dernière fois... dans mon cul, évidemment! (je me suis dis que si je ne la faisais pas, j'en aurait déçu certains)

    En plus, pour être sûr qu'on sache que c'était eux les vainqueurs, ils nous ont lâché une heure en retard... Un peu à la façon du vainqueur qui écrase la main de son malheureux adversaire à la fin du match.

     

    Mais bon, j'ai survécu à cette épreuve... Evidemment, Je suis bon pour remettre de la pommade pendant une semaine, mais UN, j'ai marqué des points pour la première fois, et DEUX, une fois que c'était bel et bien fini et que j'étais bel et bien brisé et dégoûté, je n'avais plus qu'une seule envie: FAIRE LA TEUF COMME UN OUF pour oublier tout ça... Vous n'imaginez pas à quel point l'alcool à des vertus d'apaisant anale. En plus, ça ne m'empêche pas non plus de postuler chez eux pour septembre (une alternative au chômage annoncé?). Il en redemande, en plus, le gars!!! (oui, maîîîître, frappez-moi encore... merci, maîîîître...)

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  • Si je suis rentré le dimanche, c'est parce que, le lundi 15 mars, je commence une semaine de cours (la dernière de ma vie, d'ailleurs!!!). C'est une option que j'ai choisie parce qu'elle devrait être intéressante (là-dessus, l'avenir prouvera que j'étais une fois de plus rempli d'illusions) et que j'ai préféré m'inscrire à deux fois plus d'options que requis, au cas où je manquerais de crédits... en gros, l'importance de cette semaine dépend de mes résultats du premier semestre: normalement, je devrais me foutre de cette UV et y aller en touriste, mais le hic, c'est que je n'aurais les résultats de mon semestre qu'à la fin de la semaine, le vendredi... alors je me tape les cours consciencieusement. En fait, je suis presque sûr de ne pas faire l'exam, mais ça me fait tripper d'aller en cours en candidat libre et puis, c'est la dernière semaine de cours de ma vie, bordel!!! Pour la petite histoire, j'aurais rarement été aussi assidu en cours que pendant cette semaine facultative... clin d'oeil d'un branleur à madame la vie ;o)

    Deuxième contrainte de la semaine: mercredi, tout ceux qui font un projet pour Rolls-Royce sont convoqués à Derby, au siège de la compagnie pour la "UTC Annual Review" (en gros, le gros rapport d'activité de là où je bosse... important, quoi). On nous assure que l'on a rien de particulier à préparer, mais que notre présente est indispensable... Sur le coup, ça nous va très bien.

    Le début de la semaine se passe tranquillement. Je vais en cours plutôt serein, je suis encore crevé de la semaine passée, mais j'ai d'autres choses à faire que de me reposer: je compte bien profiter des quelques jours sans trop de travail pour passer du bon temps... avec ceux de Cranfield, cette fois. Le programme des soirées reste raisonnable: un peu de boisson et des activités et des discussions en tout genre avec les potes sur place. Je me couche à des heures relativement raisonnables (entre une et quatre heures du matin, un rythme de vie qui me sied à merveille).

    Dans la famille "j'ai fait un truc original", on peut noter la soirée sur le thème "jeux à la con" avec Ploplo et Julien, qui s'est achevée par une partie de billes endiablée jusqu'à 1h30 du matin. J'ai pas gagné, mais j'ai fini second de justesse. Bon, devant les signes de votre incompréhension, je vais donner quelques petites explications. Le jeu en question est une simulation virtuelle, sur PC, de circuits de billes. C'est bon esprit et, bien sur, c'est super trippant de rejouer aux billes à 20 ans et des brouettes (de plus en plus chargées, les brouettes, mais elles sont encore légères :o) Spéciale dédicace à Ploplo qui, grâce à un cul tellement bordé de nouilles qu'une Mama italienne aurait mis deux jours pour tout préparer, a fait une remontée spectaculaire sur le dernier circuit et s'est imposé, après un tournois mémorable.

    Finalement, je passe un début de semaine sympa, jusqu'à mardi soir, qui est, selon les experts, le jour précédent le mercredi, qui sera particulièrement chargé. Tellement, que je décide de faire une pause, d'aller me coucher, et de reprendre le récit plus tard... peut-être demain, qui sait?


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  • Bon, me voilà reparti dans mes tribulations anglaises. J'en était où, moi? Ah oui, tout bêtement au retour à Cranfield, où Pierrick, mon coloc francais, a eu la bonté de me ramener de l'aéroport (il me le fera payer, l'ordure, mais c'est de bonne guerre... Pierrick, si tu nous regardes, je pense à toi... d'autant que, si je te vanne, c'est que je sais que tu prends du bon temps dans un pays merveilleux, en ce moment... les autres, vous comprendrez plus tard, NA!)

     

    Nous sommes le dimanche 14 mars, j'ai un moral à toute épreuve après la semaine de pur bonheur que je viens de passer, et j'ai bien l'intention de ne pas me laisser abatre par les ennuis et le travail dès mon arrivée!

    D'ailleurs, mon retour est marqué par une première bonne (très bonne même) nouvelle: Chrysa, ma coloc grecque, s'est barrée la veille!!! Là, je me sens obligé de faire une pause didactique. A priori, le départ de ma baraque d'une des seules filles du campus n'a rien de réjouissant, mais là, il s'agissait de Chrysa! Non pas qu'elle était laide: même sans être jolie, elle avait des atouts (en un mot, elle était baisable... désolé pour la vulgarité, mais y a pas à tortiller du cul pour chier droit: c'est beaucoup plus clair comme ça) et rien qu'une présence féminine aurait pu être agréable... Notez l'utilisation du "AURAIT PU". En effet, il n'y avait pas à proprement parler de présence de la part de Chrysa, encore moins de participation à la vie communautaire, sauf en ce qui concerne une participation sonore, après un bon repas, quand elle se faisait troncher par un vieillard qui venait pour l'occasion... D'ailleurs, pas très endurant, le pépé... d'où l'expression internationalement comprise dans ma baraque de "faire quelque chose à la grecque". Sous-entendu, faire très, mais alors très vite. Pour ceux qui connaissent la référence: vous vous souvenez de la peinture à prise rapide, dans Taxi, le film? Elle séchait en moins de 10 minutes, d'où le nom: MD10. Et bien, le papy, entre nous, on le surnomme MD3 !!! Et c'est pas qu'une légende!!!

    Enfin bref, cette histoire fait rire tout le monde dans la baraque, signe qu'on s'entend tous très bien. La seule personne à ne pas être intégrée était justement Chrysa, la fameuse, de la part de qui décrocher un "hello", une des rares fois où on avait l'honneur de la croiser, tenait du miracle. Donc, inutile de préciser que toute la maison était plutot de bonne humeur quand je suis rentré, parce que, on peut le dire, au bout du compte, plus personne ne pouvait la pifrer, la mère Chrysa. Je tiens à préciser que ce sentiment n'a pas (ou presque pas) à voir avec ma phobie des grecs (ou alors juste un peu... bon, ok, carrément beaucoup, mais je promets que j'ai fait des efforts... je sortais mêmes des petits morceaux de phrases en grecs pour la faire sourire un peu, chose que je suis un des seuls à avoir à mon palmarès dans la baraque...).

     

    Je vais en profiter pour vous présenter mes coloc, parce que je m'aperçois que j'en fait parfois référence sans que les présentations aient été faites, garçon mal élevé que je suis (pas bien!!!). Globalement, d'abord, j'habite dans une "maison partagée", assez moche d'ailleurs (j'essaierais de la prendre en photo pour vous la montrer), mais bon, c'est le style anglais en général, on ne peut rien y faire (faut aimer les briques rouges de partout, quoi). C'est une maison partagée par 8 colocataires. C'est beaucoup: normalement, il n'y a que 6 coloc, mais ma maison est la plus grosse, alors on est huit, un point c'est tout. En fait, c'est plus un désavantage qu'autre chose, parce que c'est difficile d'organiser des choses à huit (des bonnes bouffes ou ce genre de chose), mais bon, l'ambiance est bonne, c'est le principal... surtout depuis que la grecque est partie  :o) Autre point noir: sur 8, on est 4 français, ce qui ne favorise pas l'usage de la langue anglaise... même si on reste dans la moyenne du campus (pas loin de la moitié de français... une vrai colonie française, je vous dis!!!).

    Donc, chez les français, on a Seb le beau gosse, de l'UTC, Ben le tranquille, de Rouen, comme moi, Pierrick le sympa, de l'ENSICA (une école d'aéronautique à Toulouse, l'enfoiré), et... ben moi-même, votre serviteur (oui, maîîîîîître, je retourne me faire fouetter... merci, maîîîître  ;o) Face à cette équipe de choc, les challengers ne sont maintenant plus qu'au nombre de trois, après l'abandon de Chrysa la chieuse, aussi connu sous le nom de code MD3 (en fait, ça, c'est le surnom de son vieillard, mais ca marche aussi dans ce sens, forcément...).

    Donc, à ma gauche, se tient Young Peng, un taîwanais qui part travailler à pas d'heures dans son bureau. Il est très gentil et j'aime beaucoup discuter avec lui de son pays... récemment, j'ai pris plaisir à le vanner sur quelques filles (dont une japonaise, d'ailleurs... comme quoi, elle ne sont pas toutes frigides ;o) qui lui tourne autour, sans que le Dom Juan de Young Peng n'ose faire quoi que ce soit... Il le prend bien et c'est toujours sympa d'arriver à faire passer de l'humour à un étranger (c'est pas toujours facile... essayez de demander à un anglais de vous raconter une blague par exemple... la surprise est toujours au rendez-vous...).

    Viens ensuite Innes, un écossais de taille. En fait, il est pas grand, mais j'aimerais pas qu'il me foute une mandale, sinon c'est clair que je décolle de mes sandales et qu'il faudra me désincruster du mur, 3 mètres derrière. Sous son air assez austère, il aime bien rigoler, c'est même parfois un boute-en-train (ce qui est d'autant plus efficace qu'on ne s'attend jamais à ce qu'il sorte une vanne), et il est toujours prêt à faire quelque chose avec nous: une bouffe, du sport, un jeu de carte, et évidemment un "Bomberman". La plus grande difficulté avec Innes, c'est de le comprendre. Ben ouai, l'air de rien, c'est vachement différent de l'accent anglais, l'accent écossais! Enfin bon, ca s'arrange avec le temps... On s'y fait et il fait des efforts aussi de son côté. L'un dans l'autre, on y arrive... avec lui! parce que son autre pote écossais, c'est encore pire... mais bon, c'est une autre histoire.

    Last but not least, Adam, le seul anglais de la baraque. Adam fait une thèse, qui l'emmerde beaucoup d'ailleurs... Adam est super tout: il est super sympa, super gentil, super patient, super intéressant, super ouvert... Il est la preuve vivante qu'un super-anglais, ça existe! Bien sur, il a quelques défauts inhérents à sa culture (les blagues typique anglaises, et il mange de la "marmite", par exemple) mais bon, on ne peut pas tout avoir... et puis ça rajoute de l'exotisme au personnage. Beaucoup de soirées se font avec Adam. Il est réellement d'excellente compagnie.

    Point sympa: sur tout ce petit monde, on s'apprécie tous et on essaie dans la mesure du possible de faire des trucs ensemble. Des bouffes à thème, bien sûr, mais surtout, toute la maison résonne de cris quand on lance une partie de "Atomic... BOMBERMAN" en réseau. Ce jeu est simple comme tout, il a le mérite de pouvoir faire jouer 10 personnes simultanément, et il est carrément fendar... surtout que toute la baraque s'est laissée conquérir par la fièvre du petit poseur de bombe. En bref, ça vous assure une ambiance de folie, et la baraque tremble de toute part et raisonne de cris étrange lorsqu'une partie ravage nos PC!!!

     

    Bref à mon retour, l'humeur était joyeuse, bien que la miss soit partie sans classe (elle n'a dit au revoir à personne et mes colocs se sont rendu compte que quelque chose se passait une fois les valises sortie, cinq minute avant le départ). Mais inutile de dire que, même comme ça, ça n'a chagriné personne, et c'est une maison d'autant plus sympathique qui m'acueillit.


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  • Non de dieux, j'ai pris cher... Vous n'imaginez même pas le temps qu'il me faut pour taper ces quelques lignes tellement j'en chie... Tout ca ça à cause d'une discussion à la con avec Voisin:

    - Quand-est-ce que tu met ton blog à jour?

    - Ben, demain, pourquoi pas, en plus je serais sans doute bourré.

    - super, si c'est concluant, on s'y mettra nous aussi...

    Résultat, j'ai beau avoir titubé jusqu'à chez moi, il faut que je me tape un article... En plus, comme si ça ne suffisait pas que je tape une lettre par seconde (j'exagère à peine), vous n'imaginer pas le nombre de fois ou je dois corriger ce que j'écris (c'est fou les mots avec des lettres double ou triple que je suis capable d'écrire dans cet état). Bref, votre serviteur a donné de sa personne ce soir. Je ne sais pas si "ça va être concluant", mais en tout cas je déconseille l'expérience aux autres... peut-être que, un peu gai, ça peut être fun, mais là, j'en chie à mort. Enfin, la soirée était mortelle... mais j'ai pas le droit de vous en parler: j'en suis pas encore là dans les mises à jour (j'ai une bonne semaine de retard), mais promis, je m'y mets bientôt... dès que j'ai cuvé  ;o)

    Bon, plus qu'à ramper jusqu'à mon lit, et je vous raconterais tout ça plus tard, quand je me serais reposé et la gueule de mois sera passée... ou peut-être avant, sinon ça risque de s'éterniser.

    "C'était Oui-Oui, en direct -bourré- de Cranfield. A vous les studio"

    Putain, qu'est-ce qu'ils ont mis dans ces bouteilles? Ils ont coupé le vin avec de la vodka, ou quoi? Remarque, vu le goût, ça ne m'étonnerais pas... Mais remarque, ça ne nous a pas empêché de... hein? ... quoi? ... tu dis que ça enregistre toujours? ... "merde ... euh ... donque, c'tait Vi-Vi -torchon chiffon carpette- en drecte de crfield... àzou lèst idio!"


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